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Le 31 mai 2009, le groupe Orwell fêtait son 10e anniversaire à lOstra (Nancy). Sur scène : Régis Nesti, Emmanuel Harang, Jacques Tellitocci, Alexandre Rabin, Alexandre Longo (Cascadeur), Thierry Bellia (Variety Lab), Julien Lonchamp (Jack and The), Vincent Mougel (Kidsaredead), Jean Balczesak (Vibromen), Sarah Tanguy, Clara Ragot, Anne Masson et Jérôme Didelot. Filmé par Thomas Chanzy et Renaud Holtzinger.
Pour fêter ses 10 années d'existence, Orwell, en partenariat avec le webzine Yawam, offre une compilation rétrospective téléchargeable gratuitement intitulée Nouvelles d'hier. La sélection des quinze titres a été confiée à Alex Mélis, fondateur du label Les Disques Mange-tout (John Cunnigham, Matt Ward, Melon Galia...) et désormais secrétaire général de la salle de spectacles L'Aéronef (Lille). Il a pioché dans les trois albums (Des Lendemains, L'archipel et Le génie humain) ainsi que dans les productions parallèles pour offrir une compilation mettant en lumière tout ce qui a de bon dans la musique des nancéiens.
Les différentes productions d'Orwell sont disponibles sur le site orwellmusic.
Site / Myspace / Free Download
Il est bien loin le soir de cette première rencontre avec Orwell qui s'appelait encore à l'époque P.S: Goodbye et faisait la première partie de Joseph Arthur dans un petit caveau sous une cour nancéenne. Depuis, Orwell a fait du chemin et un beau chemin. Trois albums plus tard (Des lendemains, L'archipel et Le génie humain), de multiples rencontres et des concerts à travers la planète, Orwell fête ses 10 ans d'existence lors d'un concert spécial le samedi 30 mai à l'Ostra (Nancy). Ce sera l'occasion de réentendre leur pop mélodieuse et savante jouée par le noyau dur du groupe Jérôme Didelot, Thierry Bellia (Variety Lab), Alexandre Longo (Casadeur), accompagné de Vincent Mougel (Kidsaredead), Jack and the' (qui assurera la première partie) et d'autres invités surprises. En marge de cet anniversaire et pour ceux qui ne connaissent pas encore Orwell, sortira une compilation de leurs meilleurs titres téléchargeable gratuitement.
Un petit cadeau de la part du groupe Orwell qui met en ligne sur leur page myspace une nouvelle vidéo d’un titre qui figure seulement sur le pressage asiatique de leur excellent dernier album, Le Génie Humain, déjà chroniqué sur GCTMT.
Le clip, I Need An End, a été réalisé par Oscar Chezwik, qui, lorsqu’il ne compose pas de la musique, réalise des courts métrages (La Marque Blanche).
Fait d’archives trafiquées et d’images découpées, le clip est un véritable petit bijou arty et amusant à la fois.
L’album est sorti en Thaïlande sur le label Smallroom Records, agrémenté de remixes de deux représentants de la scène electro de Bangkok, Cyndi Seui et Stylish Nonsense.
On n'est pas peu fier du côté de la Lorraine ce soir, car Cascadeur vient de gagner le prix CQFD.
"Cqfd.com est un site communautaire culturel réunissant musiciens et amateurs de musique. Chaque trimestre, le prix ***CQFD*** récompense un artiste désigné par un jury de professionnels, choisi parmi les cent artistes les plus populaires. Pour participer à la prochaine édition, inscrivez-vous dès maintenant. " (Inrocks.com).
Celui qui se cache derrière ces faux airs Daft Punkien, ce n'est autre qu'Alexandre Longo, le clavier d'Orwell, dont je vous ai déjà longuement parlé ici. Vous pouvez écouter et télécharger quatre titres sur sa page Myspace, et dire que vous avez écouté cet artiste avant tout le monde.
Si vous voulez voir notre Rémy Julienne effectuer ses plus belles cascades en live voici quelque dates:
28 Janvier Midem à Cannes
5 février au Glaz'Art à Paris
14 février à L'Emile Vache à Metz
20 février au Klub à Paris
27 février à L'Autre Canal à Nancy
Hier, début de soirée un peu spéciale à l’Autre Canal car ce fut le retour des enfants prodiges au pays. Orwell présentait son nouvel album, Le Génie Humain en live.
Dés leur entrée, on sent qu’ils sont heureux d’être là face à un public presque familiale. Le concert débute par le titre qui a donné son nom à l’album. Et là on se dit : « Orwell est mort, vive Orwell ». Ce n’est plus le petit groupe local mais plutôt un groupe qui a gagné ses galons pour la scène nationale voir internationale. Le groupe a passé un cap dans des compositions et des arrangements plus fouillés et plus riches.
Comme l’album, le live est enrichi d’invités : l’ensemble à cordes Gradus Ad Musicam, Méderic Gontier (Tahiti 80). Jérôme Didelot plaisante et raconte cette petite aventure lors de l’émission du Fou Du Roi ou Michel Drucker, alors invité, leur fait signe qu’il les appellera mais depuis silence radio, alors Michel si tu nous entends…n’hésite pas a donner un coup de main aux groupes qui méritent et arrêtent de faire venir les grosses machines à tubes dans ton émission dominicale.
Il aura fallu deux années de patience pour pouvoir écouter le nouvel album des nancéiens d’Orwell. Mais durant ces deux années Jérôme Didelot (chanteur, multi-instrumentiste) en a profité pour tisser des liens d’amitié musicale à travers le monde entier. La Canadienne Ruth Minnikin (The Heavy Blinkers), l’Indonésienne Aprilia Sari (White Shoes and the Couples Company), le Norvégien Alexander von Mehren mais aussi les Français, JP Nataf, Médéric Gontier (Tahiti 80), et même le dessinateur de BD Charles Berberian ont collaboré à cet album. Cette richesse artistique donne une couleur toute particulière à l’album Le Génie Humain. On retrouve des titres pop comme Elémentaire, Le bon endroit, Sun Holiday, des titres plus acoustiques comme Tout entier ou Septembre et des chansons aux univers cinématographiques plus marqués comme Plus l’infini, Le génie humain. Mais dans la globalité c’est toujours une pop raffinée proche des High Llamas, servie dans un écrin de velours. Orwell défendra son nouvel album le 19 novembre au Zèbre de Belleville avec de nombreux invités surprises et le 29 novembre à L’autre Canal de Nancy (concert gratuit).
Le Génie Humain Twin Fizz Records 2007
En attendant le concert voici cinq questions posées à Orwell :
- Où ? Quand ? et comment avez vous enregistré votre album ?
Les enregistrements de cet album se sont étalés sur une période assez longue, plus d’une année en fait. Le principe des collaborations a entraîné une multiplication des sessions, c’est pourquoi les prises ont eu lieu en des endroits aussi divers et exotiques que Nancy, Forcelles-sous-Gugney ( !), mais aussi Halifax (Canada), Bergen (Norvège) et même Jakarta (Indonésie). Il y a également eu quelques sessions parisiennes, afin d’enregistrer les parties guitares de JP Nataf, Médéric Gontier et Charles Berberian, qui ne se contente pas d’être un brillant illustrateur mais est aussi un subtil musicien. Je suis heureux d’avoir pu mobiliser tant de bonne volonté et d’énergie car le pari n’était pas simple.
- Dans l'album Le Génie Humain on retrouve beaucoup de
collaborations, comment se sont effectuées les rencontres et
sont-elles un moteur à l'écriture de vos chansons ?
Il est vrai que, plutôt que de considérer Orwell comme un groupe à configuration fixe, l’idée était d’en faire, pour cet album, une sortie d’atelier portes ouvertes, et d’inviter un maximum de musiciens à participer à la réalisation du disque. Certains, proches du groupe depuis longtemps, sont apparus de manière évidente (JP Nataf, Médéric Gontier de Tahiti 80, Jack and The’). D’autres collaborations sont nées de rencontres. C’est le cas pour la Canadienne Ruth Minnikin, qui chantait avec les remarquables Heavy Blinkers avec qui nous avions sorti un split single au Canada. Egalement pour l’Indonésienne Aprilia Sari, qui évolue dans un groupe avec lequel nous avons partagé l’affiche à un festival en Thaïlande, White Shoes and the Couples Company. Enfin j’ai découvert certains jeunes artistes sur le Net, comme le Norvégien Alexander Von Mehren ou Vincent de Kidsaredead, dont les travaux respectifs m’ont bluffé. A vrai dire les morceaux étaient déjà écrits, mais j’ai profité des idées des uns et des autres pour étoffer les arrangements, notamment grâce à de brillants instrumentistes, qu’ils soient flûtiste (Jérôme Bourdellon), saxophoniste (Pierre de Sassis) ou encore guitariste (Ulysses Piedra).
- Comme dans l'album précédent L'archipel, on retrouve des
titres en anglais et en français, est-ce un choix délibéré ou
l'impossibilité de choisir entre la pop française et la pop anglaise ?
J’ai l’impression que le choix apparaît quand même de façon ostensible, dans la mesure où les textes sont très majoritairement en français depuis le début de la carrière d’Orwell. Mais il me plaît effectivement d’écrire – et surtout de chanter - en anglais, c’est pourquoi il y a régulièrement quelques titres dans la langue de Shakespeare sur nos disques. C’est aussi un moyen d’exporter notre musique plus aisément.
- L'intro du titre Le Génie Humain, qu'on retrouve sur votre
page Myspace, me fait penser à la bande son d'un film français des
années 70, le cinéma est-il une source d'inspiration ?
Ce titre en particulier est vraisemblablement une conséquence de l’impact qu’ont eu sur moi certains génériques d’émissions ou certaines B.O. de mon enfance. Il m’est arrivé d’être marqué aussi fort par ces musiques que par des chansons. C’est le cas pour le générique de la série Amicalement Vôtre, où la puissance du thème de John Barry, alliée à la mise en forme novatrice de la séquence, a eu un rôle déterminant dans ma façon d’imager la musique. Il serait exagéré de dire qu’un film, par exemple, ait pu influencer une de mes chansons. Toutefois il m’arrive de prendre pour point de départ un scène ou une réplique. Je me souviens avoir écrit le texte d’une chanson de notre premier album, Devenir (sur Des lendemains), après avoir retenu ces mots du narrateur suite à une projection de La Jetée de Chris Marker : « sans projets ni souvenirs ». En tant que musicien, il est assez ludique de composer une musique en ayant des contraintes visuelles, mais je dois avouer que ça ne m’est pas arrivé souvent. Le processus inverse me séduit également, en l’occurrence construire des images mentales d’après une musique. C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours fait en tant que simple auditeur, depuis que j’écoute des disques.
- La playliste musicale d'Orwell.
Loney, Dear « Loney, Noir »
Suzanne Vega “Beauty and Crime”
B.C. Camplight “Hide, run away”
Jack and The’ “Vacation, a pop manifesto”
Mocca “Colours”
Brian Eno “Another green world”
Keren Ann “Keren Ann”
Kidsaredead “demos 1997-2007”
Josh Rouse “Country mouse city house”