7 posts tagged “folk”
Beluga’s Hearing Imaginary Landscapes EP (Autoproduction)
Pas la peine d’avoir de grands arrangements et des instruments à n’en plus finir pour écrire de belles chansons. Une guitare folk bien caressée, des harmonies vocales bien dosées et des cordes bien glissées suffisent pour écrire des chansons subtiles et touchantes. Beluga’s Hearing est de ceux qui ont une certaine facilité à composer des mélodies émouvantes avec peu de choses. Il y a quelque chose de Nick Drake et de Sebastien Schuller dans le premier EP du niçois. De la mélancolie surtout. Dans “Beyond”, le violon pleure sa tristesse comme un chant de sirène, alors que, le tintement du xylophone dans "The Story Of The Heartless Mind” résonne et adoucit cette nostalgie latente. On se laisse vite transporter par des émotions délicates. Laissez-vous emporter vers les paysages imaginaires que sont les quatre titres de ce premier essai réussi.
Benjamin Fincher "Old Joy" EP (Autoproduction)
Lyon deviendrait-elle la nouvelle capitale du folk français ?. Après François Virot, c'est au tour du groupe Benjamin Fincher d'être originaire de l'ancienne capitale des Gaules. Mais qui est Benjamin Fincher ?
D'après son arbre généalogique, Benjamin Fincher aurait pour descendants des écrivains de la Beat Génération (Kerouac, Ginsberg, Burroughs...) mais aussi des musiciens comme Elliot Smith, Herman Dune ou Troy von Balthazar... Mais Benjamin Fincher c'est surtout un folk racé et précieux.
Après un premier EP en 2006 "Sea Song" et un album autoproduit "Ellis Island" sorti en 2007 à 500 exemplaires, voici que Benjamin Fincher propose un EP "Old Joy" en libre téléchargement.
Seulement quatre titres d'une beauté incroyable. On en demande plus de ce folk soigné flirtant avec le psychédélisme de bon goût. Chaque composition est chantée avec une voix que l'on jurerait sortit de la tombe de Tim Buckley. Benjamin Fincher nous emmène dans des contrées acoustiques et planantes. Guitare folk, violoncelle, trompette, claviers... se côtoient dans une riche instrumentation.
Quelle belle entrée en matière dans le monde magique de Benjamin Fincher.
Site / Myspace / Free Download
Arch Woodmann "Draped Horse Blue Licorne Argentée Feather Blue" (Black Shoes Records)
On imagine bien Arch Woodmann en chemise à carreaux, sa guitare dans le dos en train de marcher sur les grandes étendues tracées par Neil Young. Mais c'est trop vite le cataloguer et l'enfermer dans une étiquette bien trop étroite pour lui car Arch Woodmann n'est pas seulement cela. Homme aux multiples facettes, Arch Woodmann insuffle un souffle nouveau au folk français avec des influences diverses.
Tel l'Arche de Noé, l'album composé de neuf vignettes, rassemble des styles différents tels que le shoegazing ("Hunter !"), le post-rock acoustique façon Broken Social Scene ("Slowly and Singing"), ce qui donne aux compositions une certaine nervosité électrique pleine d'expérimentations créatrices. Mais le dénominateur commun à toutes ces pièces reste un folk épuré sorti tout droit d'un univers où les mélodies ressemblent à des mini symphonies pleines de douceur et de finesse grâce notamment aux instruments à vents.
Après un premier EP confidentiel, voici qu'Arch Woodmann sort sur la toute jeune écurie Black Shoes Records (GEORGE ADAMSKY and his slowly drunk heart from venus, Every Man Has your Voice) un album intemporel au nom intriguant "Draped Horse Blue Licorne Argentée Feather Blue". Mais le seul moyen de se le procurer est en VPC en attendant une distribution dans les meilleurs disquaires pour le printemps 2009.
12 déc - La Miroiterie, Paris / 18 déc - La Maroquinerie, Inrocks Indie Club, Paris / 15 janv - Le Vauban (w/ Sporto Kantes), Brest / 24 janv - Le Divan du Monde, Soirée Take Care (w/ Pamela Hute et Jordan (djset)), Paris / 30 jan - Chapelle St Jacques (w/ François Virot et Domingo), Vendôme
Evadé de son groupe noisy Headcase, Pierre-Louis François, alias Luis Francesco Arena, a sorti courant janvier son deuxième album Porcelain Tandem (Fiat Lux / Discograph).
Veritable concentré d'orfèvrerie, l'album est ciselé comme un diamant qui aurait vu le jour entre les mains d'un diamantaire. Pas besoin de surenchère pour écrire un folk subtil, intemporelle et sophistiqué: une guitare, des mots et des cordes.
Luis Francesco Arena nous sert un folk acoustique et des arrangements de cordes gracieux, portant une voix fragile et pourtant sûr de ces mots.
Ici on parle de songwriting rivalisant avec des albums tels que Hips and Makers de Kristin Hersh ou encore Grace de Jeff Buckley. L'album est composé comme un vinyle, de deux faces distinctes. Une première face plus percutante, remplie d'espoir grâce au rôle prépondérant du jeu des cordes, alors que la seconde partie est plus centrée sur l'atmosphère intime, plus nostalgique, de l'arstiste. Mention spéciale pour la reprise Help des Beatles qui prend réellement tout son sens grâce à une réochestration plus mélancolique mais trés réussie.
Luis Francesco Arena est actuellement en tournée trio (guitar/chant, violon, violoncelle) dans toute la France.
"Hey Hey My My, Rock and Roll, will never die". Des paroles de Neil Young, le duo parisien en garde un nom de scène et une philosophie.
Julien Garnier et Julien Gaulier écrivent leurs chansons alors qu'ils officient tous les deux dans une formation plutôt punk rock (British Hawaï). Ce n'est que lors d'un concert entre amis et devant l'enthousiasme qu'ils montrent face à leurs morceaux qu'ils décident de former Hey Hey My My.
Des démos enregistrées chez l'un et chez l'autre, un Ep 5 titres auto produit lance la machine Hey Hey My My vers la rencontre d'un public sans cesse croissant jusqu'à la sortie de leur premier album en avril dernier.
Dans l'album éponyme, on se retrouve dans un monde (Merryland) plus pop que folk. On y croise des ballades aux mélodies accrocheuses comme Easy qui ferait passer Range Life de Pavement pour une mauvaise ballade country, mais aussi des titres plus astucieux comme Belle & Julian aux forts accents King of Convenience, le tout servi par une certaine musicalité des mots. Ces pop songs séduisent à tel point qu'on se surprend à chanter le refrain d' I Need Some Time quelques minutes après l'avoir entendu. signe que l'album est parsemé de belles mélodies terriblement efficaces.
Ils seront en concert le 28 novembre à Nancy à L'Autre Canal avec Stuck in the Sound et Orwell.
Hey Hey My My – Too Much Space Sober and Gentle 2007
Hey Hey My My – Hey Hey My My Sober and Gentle 2007
En attendant le concert voici une petite interview de Hey Hey My My :
- Quel a été le processus d’écriture de l’album Hey Hey My My ?
Le processus a été enclenché naturellement en faisant des chansons le Dimanche chez soi sans savoir quoi en faire. Le départ c'est ramasser sa guitare et s'enregistrer pas à pas sur un ordinateur. Nous avons opéré comme ça pendant de nombreuses années jusqu'à ce que nous réalisions que nous avions beaucoup de mâtière. C'est à ce moment là que HHMM est né: l'envie de faire vivre ces chansons et de les faire écouter
- Votre album est maintenant distribué aux Etats-Unis chez Other Music, quel retour avez-vous eu ?
C'est tout nouveau donc pour l'instant c'est le début d'une possible aventure là-bas. Nous n'avons donc pas encore de vrai retour.
Nous espérons tourner dans quelques villes US d'ici le printemps prochain.
- Que pensez-vous du regain de jeunesse du folk (Cocoon, Alena Diane…)?
Nous en pensons que du bien du moment que la musique est bonne et c'est plutôt le cas. En ce qui nous concerne, on se sent plus pop que folk. Nous n'avons de folk que certains sons de guitare et non ce que ça recouvre historiquement: des chansons engagées et un son acoustique trés dépouillé.
- Citer 5 albums qui vous ont poussé à faire de la musique ?
Queen The game
Pixies Surfer Rosa
The beatles white album
The Beatles Abbey Road
Pavement Wowee Zowee
- Sinon, vous avez envie de parler de quoi ?
Ben de Nancy pardi !
Mon père est ingénieur des Mines de Nancy alors vous pensez bien que je suis curieux d'aller voir la ville où il s'est bourré la gueule!
Le dernier Concert à Emporter de l'excellent site La Blogothèque concerne les Department of Eagles. Department of Eagles n'est autre que le premier groupe de Dan Rossen, le guitariste de Grizzly Bear, (qui vous savez, si vous suivez un peu ce blog, sont présent de manière recurrente). Grands frissons en perspective, des folks songs superbes chantées par une voix délicate et mélancolique. Ils ont sortit un LP en 2003 Whitey on the Moon (qu'il faut que je me procure vite fait) et un album de remix Johnny Glaze Christmas: Classical Snatches and Sample a Go-Go 2003-2005. Ils n'ont jamais fais de concert à part deux sessions dont celle-ci.
Nouveau single donc nouveau clip pour les Grizzly Bear. Il s'agit de Central Remote, réalisé par Jesse Ewls qui a déjà travaillé avec Final Fantasy. Comme dans le clip précédent, Knife, on retrouve un clip trés particulier, imaginaire et poêtique à la fois.
en bonus, un titre improvisé sur la plage: Deep Blue Sea.