Atlas Sound Logos (4AD / Beggars Banquet) Sortie Octobre 2009
Pourquoi faire une énième chronique sur un album qui a déjà eu les faveurs de toute la blogosphère et des magazines spécialisés ? Tout a été dit sur cet album qui va probablement être dans les cinq meilleurs albums de l’année. Mais voilà, quand un artiste accouche d’un album qui sera sans nul doute le mètre étalon de la musique indé actuelle pour les années à venir, on ne peut que lui rendre un hommage. Disque solaire à la maturité parfaite, Logos deviendra un classique. Bradford Cox est un artiste prolifique qui écrit des mini symphonies au prisme sonore luxuriant. On ressent la mélancolie et les cassures de la vie du leader de Deerhunter. On ressort enivré de mélodies subtiles et des boucles d’effets mystérieuses. Il ne nous reste plus qu’a nous laisser aller à un abandon léthargique. Logos est une œuvre exigeante et sans faille située quelque part entre un néo folk fantasmagorique et un psychédélisme lunaire. Comme Animal Collective ou Grizzly Bear, Bradford Cox marque son temps avec l’empreinte de son génie.
Yeti Lane nous offre deux inédits, Make Sure et Waiting For The Sun, lors des excellentes Sans Piles Sessions de la revue Magic.
Le cowboy français Frederico Pellegrini annonce, à travers une séquence filmée, la sortie d'un EP intitulé Isn't My Bedroom. Ce maxi, dont certains titres mixé par l'habituel Jim Waters sont écoutable sur leur page myspace, précède un album prévu pour début 2010.
Profondo Rosso Jours de Lumière (Homecooking) Sortie 2009
L’évocation de Profondo Rosso fera frissonner plus d’un cinéphile. Titre d’un film du maître incontesté du thriller italien Dario Argento paru en 1975, c’est aussi le nom du duo composé de Romain Guillou et de Johan Le Velly. Né après le split de Callahan’s Bullit (autre référence cinématographique), le duo rennais a, depuis 2006, sorti deux albums (Homecooking with Friends en 2006 et Rue Bara en 2008). Leur troisième effort, et de loin le plus excitant, s’intitule Jours de Lumière. Album atypique car c’est la bande son du roman noir du même nom de Sébastien Doubinsky, illustré par EM. Habitué à la mise en son de documentaires (Les Machines de L’île de Benjamin Treussard et Nicolas Simon), Profondo Rosso est à l’aise dans ce nouvel exercice. Leur musique aux ambiances cinématographiques se dirige aujourd’hui, grâce à cette collaboration, vers une approche littéraire. L’accent morriconiesque de leur musique instrumentale et éthérée est en parfaite symbiose avec le road-movie du héros Billy Sherman qui lutte aussi bien contre une tempête psychologique que naturelle. Tour à tour calmes et tendus, les morceaux peuvent aussi bien s’écouter lors de la lecture du roman ou exister par eux-mêmes tant ils poussent à l’onirique. Ces deux types de lecture sont la force de cet album. Maintenant, à vous de voir comment vous voulez aborder ce songwriting léché.
Mirah (A)spera (K-Records / Differ-Ant) Sortie 2009
Voici plus de 10 ans que Mirah, Mirah Yom Tov Zeitlyn de son vrai nom, pousse la chansonnette, et pourtant, sa musique reste trop injustement sous estimée. Basée à Portland, elle sort son quatrième album solo, (A)spera sur le label K-Records. Membre originel du groupe The Drivers, Mirah a fait du chemin depuis son premier album solo Storageland sorti sur Yoyo Recordings en 1997 et ses multiples collaborations. Aujourd’hui, ses morceaux sont de véritables mini symphonies. A la croisée des genres musicaux, Mirah n’hésite pas à voguer vers des styles de musiques éloignés de son folk d’origine même si, globalement, le style de l’album reste dans la mouvance pop folk. On retrouve la musique Yiddish, un soupçon de musique africaine grâce à la kora (Shells), mais aussi une pointe de jazz (Gone are the days). Le morceau qui clôture cette épopée sonore, While We Have The Sun, est une nouvelle version d’un titre initialement enregistré en collaboration avec Ginger Brooks Takahashi sur l’album Song From The Black Mountain Music Project. Pour ce nouvel opus, Mirah s’est entourée d’un fidèle compagnon en la personne du producteur et musicien Phil Elverum (membre de The Microphones, guitare, piano) qui a déjà notamment participé sur les albums The Old Days Feeling et Advisory Committee. Tara Jane O’Neil, en amie et nouvelle recrue du label, joue aussi de la basse sur (A)spera. Les présentations étant faites, il ne reste plus qu’à espérer que cette nouvelle amitié offre à Mirah une reconnaissance plus méritée.
Après l'excellent album Le Meurtre de Vénus, les petits protégés de Bertrand Burgalat annoncent la sortie de leur prochain album 5/5 début 2010. Un titre est en téléchargement gratuit sur leur site officiel.
Site / Myspace
Charlotte Gainsbourg a passé son IRM. On a les résultats. On en conclut qu'il se passe des choses étranges dans la vie quotidienne de Charlotte et Beck. Pour preuve, le dernier clip surréaliste d' Heaven can wait.