Sébastien Schuller Evenfall (Green United Music / PIAS)
Quatre ans déjà qu' Happiness revient sur nos platines avec une régularité métronomique et que l'on se dit que l'on tient là un album intemporelle. Voici que Sébastien Schuller livre son deuxième album Evenfall.
L'inaugural Morning light ouvre l'album avec quelques notes de piano posées sur une mélodie telle la rosée sur des herbes folles jouées à la façon Yann Tiersen. Au fur et à mesure que l'on avance dans l'album, les mélodies s'enrichissent d'instruments un peu comme un matin qui éclaterait de luminosité solaire (Awakening) . A l'instar de son précédent album, Sébastien Schuller nous emmène vers des univers romantiques et contemplatifs. Evenfall est magnifiquement triste et a cette magie d'opérer en vous une certaine harmonie et une sérénité paisible. En perfectionniste méticuleux et exigent, Sébastien Schuller agrémente ses nouveaux morceaux avec des cordes, des instruments à vent et des cuivres servant une voix fragile et nostalgique proche de celle de Robert Wyatt. Les compositions ciselées d' Evenfall sont aussi douces que cet enfant sur la pochette créée par madame Schuller, Agnès Montgomery.
Evenfall fait parti des albums précieux qui ne laissent pas indifférent.
Pour fêter ses 10 années d'existence, Orwell, en partenariat avec le webzine Yawam, offre une compilation rétrospective téléchargeable gratuitement intitulée Nouvelles d'hier. La sélection des quinze titres a été confiée à Alex Mélis, fondateur du label Les Disques Mange-tout (John Cunnigham, Matt Ward, Melon Galia...) et désormais secrétaire général de la salle de spectacles L'Aéronef (Lille). Il a pioché dans les trois albums (Des Lendemains, L'archipel et Le génie humain) ainsi que dans les productions parallèles pour offrir une compilation mettant en lumière tout ce qui a de bon dans la musique des nancéiens.
Les différentes productions d'Orwell sont disponibles sur le site orwellmusic.
Site / Myspace / Free Download
Los Chicros Radio Transmission (Chicrodelic / Discograph)
Deux ans après l'unanime "Sour Sick Soul", voici que les parisiens de Los Chicros nous livrent un deuxième album tout en surprise.
Comme le titre de l'album l'indique, ce second opus est un voyage initiatique au sein de la bande FM. Une sorte de zapping radio où l'on peut écouter divers genres musicaux. On pouvait s'attendre d'abord à ce que Los Chicros cède à la facilité en nous faisant voyager vers leurs multiples influences comme on écouterait leur collection de vinyls. Rien de tout cela. "Radio Transmission" est un album où l'on passe de la pop au rock chrétien, du hip hop à la new wave expérimentale en passant par une reprise des Dead Kennedys ("Straight A's") et une collaboration avec Brisa Roché. L'album est rythmé par des interventions de Dj speakers annonçant des groupes aux noms tout aussi fictifs les uns que les autres.
"Radio Transmission" désarçonnera au premier abord le fan de la première heure habitué aux mélodies pop éthérées, mais on aime aussi quand Los Chicros prend des risques surtout pour faire éclore de superbes mélodies comme "What's new Today on TV ?", "Radio", "Without You" et "New Orleans".
Après l'escapade du bassiste d'Interpol, c'est au tour du chanteur taciturne Paul Banks de faire cavalier seul. C'est sous le pseudonyme de Julian Plenti qu'il sortira le 4 août l'album "Julian Plenti is...Skyscraper" sur le label Matador.
Le 8 juin prochain sort le nouvel Ep des fameux Deerhunter. "Rainwater Cassette Exchange" a été enregistré peut de temps après l'excellent "Microcastle" avec le producteur Nicolas Verhnes au studio Rare Book Room de Brooklyn.
Tracklist:
1. Rainwater Cassette Exchange
2. Disappearing Ink
3. Famous Last Words
4. Game of Diamonds
5. Circulation
Il est bien loin le soir de cette première rencontre avec Orwell qui s'appelait encore à l'époque P.S: Goodbye et faisait la première partie de Joseph Arthur dans un petit caveau sous une cour nancéenne. Depuis, Orwell a fait du chemin et un beau chemin. Trois albums plus tard (Des lendemains, L'archipel et Le génie humain), de multiples rencontres et des concerts à travers la planète, Orwell fête ses 10 ans d'existence lors d'un concert spécial le samedi 30 mai à l'Ostra (Nancy). Ce sera l'occasion de réentendre leur pop mélodieuse et savante jouée par le noyau dur du groupe Jérôme Didelot, Thierry Bellia (Variety Lab), Alexandre Longo (Casadeur), accompagné de Vincent Mougel (Kidsaredead), Jack and the' (qui assurera la première partie) et d'autres invités surprises. En marge de cet anniversaire et pour ceux qui ne connaissent pas encore Orwell, sortira une compilation de leurs meilleurs titres téléchargeable gratuitement.
Pamela Hute - Turtle Tales From Overseas (IB Records / Anticraft) sortie le 25 mai 2009
Voici l'album que l'on attendait de pied ferme depuis la sortie des deux premiers EP et surtout depuis la mise en ligne du titre "Hysterical", savamment buzzer sur la blogosphére. Pamela Hute est un groupe que l'on aimerait garder comme un secret de polichinelle et le faire partager qu'aux personnes qui le méritent. Mais voilà "Turtle Tales From Overseas" est tellement bon qu'il faut faire partager cet enthousiasme.
Pamela Hute réussit à tenir la dragée haute tout au long de l'album, grâce à d'excellents titres comme l'inaugural "Friend", l'énergique "Umbrella" ou le dansant "Don't Help Me". Si "Turtle Tales From Overseas" sonne facon brit-pop 90's, il y a néanmoins une bonne bouffée de fraîcheur dûe aux claviers d'Igor qui remplacent la basse et inssufflent de belles couleurs au chant de Pam. Celui-ci exprime tout son art dans le titre atmosphérique "space oddititien" :"Pink Safari". Avec ces influences avouées, s'ajoute une production exigente et léchée qui accentue la particularité unique de Pamela Hute dans le paysage musical actuel.
Le temps passe tellement vite que voilà déjà "Long Time" dernier titre de l'album qui nous fait dire que l'on vient de passer un moment rempli de superlatifs avec la révélation rock français de l'année. Pas étonnant que Pamela Hute ait fait le Printemps de Bourges.
Une centaine de labels indépendants ont publié ce matin un texte dans Libération, qui se veut une mise en lumière de leur rôle dans la création musicale française et propose des initiatives qui pourrait peut-être faire avancer les choses.
" “HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.
Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.
Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone... n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l'asphyxie.
Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu'elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.
Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n'ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd'hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.
La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d'être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l'ensemble d'un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.
Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.
- Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.
- Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d'écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.
- La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.
- Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.
- Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?
- Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.
Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d'une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.
A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d'une décision politique.
Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.
- assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
- créer une redevance prélevée sur le chiffre d'affaires des FAI destinée à la création,
- éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,
- interpeller la sacem sur la nécessité d'adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,
- favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),
- réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d'autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…
- lutter contre l'atrophie actuelle de l'offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
- intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prises de décisions concernant la filière musique.
Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d'une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?
De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prête à payer pour écouter de la musique.
Philippe Couderc
Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine (22 labels adhérents)
Eric Petrotto
Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)
Les premiers labels signataires :
6AM / ABS BELLISSIMA / ADONE / AILISSAM / AIMEZ-VOUS BRAHMS ? / ALBA CARMA / AMANITARECORDS / AMOR FATI / AURASKY MUSIC / AZA ID / BANZAI LAB / BEE RDS / BLACKHORSES-STUDIO / CH+ / CLAC! RECORDS / CLAPPING MUSIC / CHANCY PUBLISHING / CODA MUSIQUE / COLLECTIF CA-I / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CRYPTOHYTE / DA SKUD REKORDZ / DAQUI / DIAMOND TRAXX / DURANCE / EMOUVANCE / EXPRESSILLON / FACTO RDS / FACTOTUM RECORDS / FARGO / FREMEAUX & ASSOCIES / GRRR / HORSNORMES! / ICI D'AILLEURS / IDWET / IMAGO / INNACOR / IN SITU / IOT / IRFAN [LE LABEL] / JARRING EFFECTS / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES / KIUI PROD / KIOSK ECLECTIC RECORDS / LA BALEINE / LA CHAUDIERE PRODUCTION / LA PLAGE SONORE / L'ASSOS'PIKANTE / LAST EXIT RECORDS / LE CHANT DU MONDE / LE PETIT LABEL / LES Z'IMBERT & MOREAU / LEOPRODUCTION / LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH / MARABI / MARTINGALE / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / MUSIVI / MUSIC PLUS / NACOPAJAZ / NOIR DESIR MUSIQUE / NEOMME / NEURONEXION / NOVA EXPRESS RECORDS / OCEANIK CREATIONS / ODETTE PRODUCTIONS / PATCHWORK / PLATINUM RDS / PRIKOSNOVENIE / ROGUEART / SAMARKAND / SEASON OF MIST / SOUNDWORKS / SENS INVERSE / SEVENTEEN RECORDS / SLACKNESS RECORDS / SO YOUZ / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS / SUISSAMUSIC / SYNCOPE / TALITRES / TER A TERRE / TERRA INCOGNITA / TROIS HEURES MOINS LE QUART / TROISQUATRE! / ULTRABOLIC / ULTRACK / VAÏ LA BOT / VIBRATION CLANDESTINE / VICIOUS CIRCLE / VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD / VOLVOX MUSIC / YOUTH WAY RECORDS / YY Ainsi que le réseau ZONE FRANCHE et les fédérations, FEPPIA, CD1D et PHONOPACA.
Pour vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07 / www.feppia.org "
La date de sortie de l'album et du single étant déjà annoncé ici-même, voici la vidéo du single "Heavy Cross".
Los Chicros sort bientôt son second album intitulé "Radio Transmission". A la croisée de Beck, Pavement et le "White Album" des Beatles, les Chicros offriront un album multi-conceptuel en forme de zapping radio. En attendant la sortie de leur opus le 18 mai voici un trailer qui "excite" beaucoup la curiosité.
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